CAHIER AUTONET

17 JUIN 2012 - Journal de Montréal
À force de travail et de talent, François Paradis est parvenu à faire de sa passion pour la course automobile et les voitures, un métier. Les pilotes lui confient sans crainte leurs précieux bolides qu'il transforme en véritable chefs-d'oeuvre...

Propriétaire de Sublime Auto et carrossier, François Paradis est spécialisé dans la réparation des voitures de course, ainsi que dans la création et la réalisation de leur design de peinture. «Ma passion pour la course me vient de mon grand-père, un homme inspirant qui a fait sa marque sur les circuits routiers dès la fin des années 50», explique François Paradis.

En effet Robert Paradis a été l'un des pionniers de la course automobile au Québec. «Il faisait bonne figure aux côtés de nombreux pilotes tels que les chroniqueurs automobiles Jacques Bienvenue et Jacques Duval. C'est un accident qui a mis fin à sa carrière en 1972, alors qu'il était au volant de sa Formule 1 Stebro, l’une des premières monoplaces construites au Québec», ajoute-t-il.


CHOISIR SA PASSION

À l'âge de 25 ans, François Paradis amorce un virage à 180 degrés : «À la mort de mon père, j'ai compris que le plus important était de faire ce que j'aimais le plus.»

Fraîchement diplômé en relations industrielles de l'Université Laval, il retourne sur les bancs d'école pour faire un DEP en carrosserie. Un défi qu'il relève haut la main, puisant dans l'expérience acquise depuis l'adolescence à retaper de vieilles voitures dans le garage d'un ami.

François cumule quelques emplois dans le domaine puis, en 2007, confiant de son potentiel et débordant d'optimisme, il fonde Sublime Auto Carrossier en compagnie de Richard Boutin. «Depuis le début, notre mission est la même : atteindre les meilleurs résultats en matière de peinture automobile et de réparation de carrosseries, prioriser la qualité avant la quantité», lance François Paradis.

Sa volonté de satisfaire ses clients avec des prix compétitifs et un service hors pair rend les débuts difficiles. Cependant, la satisfaction de sa clientèle devient rapidement sa meilleure publicité et les propriétaires de voitures deluxe commencent à affluer, entraînant les pilotes automobiles dans leur sillage.


SAVOIR SE MONTRER INDISPENSABLE

«La disponibilité des pièces de carrosseries en composite (fibre de carbone) qui habillent les voitures de course est très limitée et elles valent souvent très cher, indique François Paradis. Nous avons fait notre marque en repoussant les limites établies et en nous spécialisant dans la réparation de pièces autrefois considérées comme irrécupérables.»

Le service gagne rapidement en popularité et les prouesses artistiques de l’équipe de Sublime auto, tant dans l’atelier que dans la chambre à peinture, achèvent de convaincre sa distinguée clientèle. L’aspect de la peinture demeure, pour ce passionné, un élément clé de la réussite de son entreprise: «La complexité des designs de peinture nous permet de montrer notre savoir-faire, mais aussi de réaliser les rêves les plus fous de nos clients. C’est ça notre satisfaction !»

L'amateur de course devenu homme d'affaires décide ensuite de se lancer dans l'aventure Aerodezign, de manière à pouvoir fournir des pièces de remplacement à ses clients pour une fraction du prix des pièces originales. «La fabrication de ces pièces en composite nous permet de combler un manque de disponibilité, en plus d'aborder d'autres marchés», soutient François Paradis qui cite les Ferrari, Lamborghini, BMW et Mercedes au passage.

Il s'équipe également d'une remorque d'équipe de course pour pouvoir transporter les véhicules de ses clients originaires des quatre coins de la province. Depuis maintenant quelques années, François participe à ce qu’il appelle «la fièvre de la course», en effectuant l'entretien des bolides sur les circuits de course, parcourant ainsi les différents événements du Porsche Club of America (PCA) en compagnie de ses clients. Enfin, accompagné de ses plus belles réalisations, il a fait un passage remarqué au Salon Auto-Sport de Québec, en avril.


PAR ANDRÉ BOULANGER